L’évaluation dans notre métier

L’évaluation fait partie du processus d’enseignement, car c’est une compétence de l’enseignant, un geste professionnel. Les textes officiels rappellent que l’évaluation fait partie du processus d’enseignement.

C’est l’une des missions des enseignants qui est inscrite dans le Code de l’éducation et le référentiel des enseignants :

5- Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves

8- Coopérer avec les professeurs pour élaborer des situations d’apprentissage en vue de développer et d’évaluer les compétences visées (socle commun de connaissances, de compétences et de culture, référentiels professionnels, etc.).

 

Mais pourquoi évaluer ?

La question est de savoir si on doit évaluer pour rendre compte de ce qui a été appris (évaluation DE l’apprentissage) ou évaluer pour prendre des décisions affectant, à court terme, l’enseignement et l’apprentissage (évaluation POUR les apprentissages), voire même évaluer pour étayer l’apprentissage, par exemple en apportant à celui qui apprend une meilleure maîtrise du processus d’apprentissage.

Explorer l’évaluation pour la formation, c’est donc essayer de dépasser l’évaluation comme un instrument de contrôle de conformité à une sorte de parcours de réussite pédagogique modèle, défini ailleurs, pour un élève « moyen » (moyen étant entendu comme la représentation qu’on se fait à un moment donné de ce que doit être un élève moyen).

 

les différentes évaluations doivent devenir, au-delà de l’outil approximatif de contrôle, un levier pour mieux faire apprendre :

  • Évaluation diagnostique :  Mesurer ce qui est déjà su ainsi que la nature ou les facteurs qui causent une difficulté d’apprentissage. Proposée au début d’une séquence, permet d’adapter la trame aux profils des élèves.
  • Évaluation formative : Au cours de chaque tâche d’apprentissage. Elle informe l’élève et l’enseignant sur le degré de maîtrise atteint, des progrès effectués, des réussites. Elle détermine si l’élève peut entrer dans l’étape d’apprentissage suivante.
  • Évaluation formatrice : Aide l’élève à apprendre et à se développer, ne s’intéresse qu’aux stratégies d’apprentissage de l’élève.
  • Auto-évaluation : Stratégie d’enseignement, pendant les phases d’entraînement où les élèves se voient confier l’évaluation de leurs productions afin de réfléchir aux critères nécessaires pour la correction.
  • Évaluation sommative : elle revêt le caractère d’un bilan.
  • Évaluation normative : autre forme d’évaluation sommative qui prend pour référent les performances d’un groupe/classement.

 

La présentation faite aux stagiaires toutes disciplines confondues, durant cette année de titularisation 2015/2016, a pour objectif de faire réfléchir chacun sur cet acte pédagogique qui doit devenir, au-delà du contrôle trop souvent approximatif, l’outil pour mieux connaître et faire apprendre.

 

RIGOTTARD Didier

IA IPR EPS de la Polynésie Française