Après quelques jours de mise en œuvre de la continuité pédagogique, le retour d’expériences nous permet d’identifier des effets favorables à sa conduite et des évolutions à envisager. C’est certainement ce que beaucoup ont déjà entrepris.

Les paramètres du contexte d’exercice (cadre de vie, fracture numérique) restent bien évidemment à prendre en compte, non pas comme des contraintes mais bien comme des leviers qui peuvent permettre de faire de nouveaux choix.

Les trois enjeux initiaux de la mise en œuvre de la continuité pédagogique perdurent : Garder un lien social entre les élèves et l’Ecole – Cultiver, consolider et élargir les acquisitions – Organiser le temps et les activités des élèves.

Les consignes relatives à la sécurité restent elles aussi premières et doivent donc bien être formalisées dans vos propositions d’activités à l’attention des élèves.

Retrouvez dans cette FAQ, les quelques réponses apportées aux premiers questionnements envoyés. Une mise à jour sera effectuée en fonction de demandes complémentaires.

Faut-il faire évoluer les modalités de la continuité pédagogique en EPS ?

L’enseignant d’EPS reste le garant de son enseignement à l’attention de ses élèves car il les connaît mieux que quiconque. Il est un guide, il donne le chemin à partir des ressources qui ont pu être produites de manière collaborative en sein de l’équipe pédagogique. Il peut être intéressant, en termes d’organisation du travail pour l’élève de lui fournir une progression en début de chaque semaine pour l’accompagner dans son activité le reste du temps.

Quels outils utilisés pour transmettre les activités en EPS ?

Les enseignants sont invités à suivre les recommandations portées par leur autorité hiérarchique. L’outil Pronote a été prioritairement choisi par les établissements. Il se complètera d’outils de production de ressources ou d’accompagnement selon votre liberté conceptuelle et pédagogique. Les applications « Glide, Padlet, Netboard » sont plébiscitées en EPS mais non exclusives. Les outils qui favoriseraient des interactions (à distance) entre les élèves seraient intéressantes à développer aussi en EPS (classe virtuelle). Un Cloud spécifique a également été créé au niveau académique pour récupérer les activités des élèves (cf. information sur le site disciplinaire). Dans le cadre de la fracture numérique, les dossiers pédagogiques organisés sont la meilleure solution. Une réflexion est actuellement à l’étude pour produire des programmes TV en EPS.

Faut-il faire évoluer les contenus d’enseignement ou les activités en EPS ?

Un grand nombre de ressources pédagogiques de grande qualité ou de progressions pertinentes en cette période s’appuient sur les activités d’entretien de soi. Le champ 3 des activités artistiques peut être aussi mobilisé, la consolidation des acquisitions techniques relatives au champ 4 et 1 également. Des propositions existent aussi sur des connaissances à explorer dans le champ 2, voire même des activités virtuelles où des attitudes (faire des choix) spécifiques peuvent être développées. Les connaissances culturelles, historiques et scientifiques dans notre domaine sont aussi un chemin à explorer pour une ouverture intellectuelle complémentaire en faisant attention de bien cibler les contenus proposés en fonction du niveau des élèves. Il est intéressant aussi de réfléchir aux méthodes pour apprendre et d’apporter aux élèves des contenus relatifs à un objet qui pourrait être : « quels contenus pour apprendre à l’élève à travailler seul ? ». Et pourquoi ne pas aller plus loin dans la créativité et l’innovation en croisant les disciplines ? Des enseignements en DNL peuvent être proposés. Une ressource en ligne est exploitable.

Quelle quantité d’activités proposer en EPS ?

30 minutes d’activités physiques ou artistiques par jour peut-être une réponse partagée. Elle peut s’accompagner de la proposition d’accès à une ressource culturelle dans le domaine des APSA. En tout état de cause, il est important de bien juger de la quantité des activités à apporter pour éviter un désengagement de l’élève.

Sur quoi est-il important de communiquer avec les élèves dans les activités en EPS ?

Au-delà de l’engagement dans une pratique physique ou artistique régulière au cours de cette période, il est important de rappeler, et donc de mettre à leur connaissance, les consignes de sécurité au cours de la pratique (échauffement, hydratation, espace sécurisé, gestion de l’effort, etc..)

Où trouver des ressources en EPS et des exemples de progressions et activités ?

Le site disciplinaire et sa rubrique relative à la continuité sont mis à jour régulièrement en fonction des propositions que nous vous invitons à partager. De nombreuses équipes EPS et enseignants du territoire proposent des ressources riches et pertinentes.

Les questions relatives au droit à l’image et aux droits d’auteurs sont-elles assouplies en cette période ?

Non, les principes de respect de la vie privé et du droit de propriété intellectuelle s’appliquent toujours en cette période. Nous vous invitons particulièrement à ne pas faire diffusion de l’image des élèves sans autorisation administrative explicite. Pour ce qui concerne les ressources en ligne, il s’agit de faire des choix dans celles qui autorisent leur diffusion.

Comment analyser les effets de la conduite de mon enseignement au cours de cette période ?

Des indicateurs peuvent vous permettre de réguler votre activité d’accompagnement en fonction du but que vous poursuivez. Lorsqu’il s’agit d’entretenir le lien social, un sentiment de solitude exprimé par l’élève est un indicateur d’alerte. Lorsque le but est la mise en œuvre de l’activité scolaire et intellectuelle, la réalisation formelle d’exercices physiques sans retour d’expérience peut aussi être un indicateur d’alerte. A l’inverse, lorsque le but identifié est celui de la persistance ou de la progression, une offre d’activités et de contenus qui s’enrichit naturellement et pour laquelle l’élève apporte ses ressources, ou exprime des demandes, est un indicateur d’efficience. Nous vous invitons à avoir ce recul réflexif sur l’analyse de votre action en cette période singulière pour que l’EPS ne se résume pas à une « aération de la tête » mais permettent également de continuer à apprendre en consolidant ses acquisitions.

Quelles activités professionnelles complémentaires pour un enseignant d’EPS puis-je engager durant cette période ?

La production d’activités à l’attention de vos élèves et leur accompagnement peut se compléter par une réflexion partagée sur le projet pédagogique. Notamment sur le versant de la formalisation des protocoles communs évaluatifs (et son dépôt sur l’espace Tribu pour les équipes de la voie GT et professionnelle) ou la demande de labellisation au dispositif « Génération 2024 » qui concerne tous les établissements scolaires.

Dois-je entrer en contact avec mes élèves inscrits à l’association sportive ?

Les enseignements déployés au cours de l’année au sein de l’Association Sportive peuvent perdurer. Vos élèves gardent ce besoin d’identification au sein d’un groupe. Cela peut être le moment de faire un point sur la saison, sur l’investissement de chacun, sur des connaissances plus poussées sur l’activité pratiquée, sur les valeurs déployées dans l’association, sur l’investissement en tant que jeunes officiels, sur les projets à construire etc…. Mais également de leur proposer des contenus spécifiques pour développer certaines capacités.

Puis-je noter mes élèves en EPS sur des activités réalisées au cours de cette période ?

Non. Que ces activités soient du domaine de l’acquisition de connaissances ou bien de la production d’un carnet d’entraînement, la notation ne doit pas avoir lieu. Cela n’empêche nullement d’accompagner les élèves par une évaluation formative qui les guide dans leur travail.

Comment cela va-t-il se passer pour les classes à examens en EPS ?

A ce jour, le cadre général a été annoncé par le Ministère, des précisions seront prochainement apportées du point de vue disciplinaire. Une volonté reste partagée sur ce sujet, celle de faire attention à ne léser aucun élève.